Une histoire de famille vieille de déjà plus de cinquante ans.

Cinquante cinq Étés !

Entrepreneur de battage le grand-père avait besoin d'un tracteur fiable et puissant pour tracter et mettre en œuvre la batteuse à travers la campagne Périgourdine pendant toute la saison.

Alors comme bien des acquéreurs de l'époque, il est invité avec "Jean" le concessionnaire local à une visite des usines SFV de Vierzon.

Après avoir fait le tour des ateliers, l'heure du choix arrive et sur les conseils avisés des responsables, son choix se porte sur le 302.

Affaire conclue, le soleil s'abaisse sur l'horizon dans le Cher, l'heure du retour a sonné.

Juillet 1954,
les journées sont plus longues que les nuits, mais celle-ci a dû paraître bien interminable pour rejoindre le petit village de Teillots dans notre Périgord.

En fin de matinée le lendemain, le ronflement particulier du 302 intrigue à Teillots.

A peine le temps d'arriver ; la ferveur, l'impatience et la fierté d'être le premier a posséder un "Société" ; qu'il fallait l'essayer.
Attelé à son convoi de battage, depuis ce jour là il a parcouru le canton de Hautefort.
La saison des battages terminée, la campagne des labours débute, pour cela à Brive on lui installe un relevage hydraulique et pendant de nombreuses années il a travaillé ainsi.
Aujourd'hui encore, il est l'un des rares, voire le seul à effectuer ses 100 heures de travail annuel à la ferme. Bien sur ce n'est plus ni la batteuse, ni le labour, mais la déchaumeuse, l'épandage du fumier . . .

Ah !
Il s'octroie une escapade chaque année à Nailhac pour le concours de labours des machines anciennes.

Voilà, plus de cinquante ans que cette superbe machine fait partie de la famille, il est la fierté de Vincent et de son papa qui raconte le parcours de son 302 avec une grande émotion.

Le grand-père serait fier de vous messieurs.

J'édite cette page pour rendre hommage à tous ces anciens qui
par leur ténacité, leur volonté et leur courage ont permis à nos campagnes de vivre mieux.

Dans son jus, avec un entretien suivi toujours dans le même atelier,

là c'est Bernard qui a pris le relais.

Les masses positionnées sous la boule chaude évitent le cabrage du tracteur lors du levage des outils récents.

Ce logo est apparu au salon en 1950, sur les couvercles d'un 302.

Il représente une composition de céréales garnie des fleurs nationales :

la marguerite, le bleuet,
et le coquelicot.

 

Celui-ci a entièrement été repeint à la main.

 

Bravo l'artiste.

2007, Nailhac.

 

A la fin du concours de labours, après avoir tracé un dernier sillon nous rejoignons le bourg escortés par le 302.

 

 

2009,

toujours à Nailhac pour le concours de labours à l'ancienne.

 

Au fond avec son panache de fumée,

le SFV 302

piloté par Vincent.

(Il s'applique le jeune homme.)

Il ne fait pas de la figuration . . .

C'est ainsi que dans la campagne périgourdine résonne encore le son particulier du SFV 302.

 

Il est certainement le seul.