Au sein d'une architecture du patrimoine rural et industriel d'un autre temps,
l'atelier de fabrication du papier de paille où était traitée autrefois la pâte à papier de Malherbaux.

Rescapix en ballade à Vaux près de la roue à augets de la papeterie.

 

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Les dernières décennies du XIXème siècle sont marquées par la modernisation de la mécanisation industrielle et annoncent le déclin des forges tout au long de la rivière Auvézère.

Au sein de cette vallée pittoresque l'expansion se traduit par l'évolution des forges.

C'est ainsi qu'à Malherbeaux et à Vaux, sous l'impulsion de leur propriétaire les forges sont reconverties et transformées :

- la première en moulin de pâte à papier, elle utilisait le seigle fourni par les fermes avoisinantes,

- la seconde en papeterie, elle produisait du papier de paille.

Un exemple d'utilisation bien connu de ce papier était le papier d'emballage en boucherie.

La paille de seigle trempée dans la chaux était broyée à Malherbeaux par les meules de pierre puis acheminée par des charrettes à bœufs jusqu'à l'ancienne forge de Vaux.

Ce tandem, fonctionnera jusqu'en 1968.

Construits par les fonderies voisines du Limousin, ces bacs de la marque NEXON reçoivent la pâte à papier de paille en provenance de Malherbeaux.
La pâte était brassée par des batteurs entraînés par un système de poulies et de courroies grâce à la force hydraulique transmise par les roues à augets.
La fluidité était obtenue par un apport d'eau et le mouvement incessant de ces batteurs. Un cheminement complexe permettait de conserver la pâte homogène.

 


La Forme ronde.

 

En 1861, ce système ingénieux pour l'époque était unique en France et en Europe.

La pâte se dépose sur toute la surface de ce cylindre, elle est ensuite pressée sur des rouleaux et acheminée sur des feutres pour la déshumidifier.

 

Le tapis de feutres

L'étape suivante permet le séchage grâce à une chaudière à vapeur.

 


La machine à vapeur.

Transportée de Lyon à Vaux par traction animale. . .

 

La roue à augets.

 

 

Monsieur le conservateur de la papeterie de Vaux.

Le pot à graisse et son pinceau sont les outils authentiques découverts par Pierre Thibaud lors de sa première visite des lieux.

Ces outils ont très certainement servi au stockage des rouages dans l'atelier. Sans aucun doute cet entretien à l'automne 1968 a contribué au maintien et à la conservation en parfait état des machines après leur arrêt définitif.

 

A l'époque, sans ces précautions et l'esprit de préservation du propriétaire, Monsieur Léon Ragot, sa papeterie aujourd'hui ne serait plus.

Merci à lui.

 

L'association "La Forme ronde" lui rend hommage en maintenant son patrimoine en excellent état de conservation et en l'ouvrant au public.

Dans cette étroite vallée de l'affluent de l'Auvézère sur les berges du ruisseau des belles Dames, l'écomusée de la papeterie de Vaux vous accueille dans un espace de plus de 800m².

 

Cet écomusée classé M.H. a reçu le prix du patrimoine.

Maquette de la papeterie à Vaux.

Photo des personnels de l'époque

Lors de la visite commentée de belle façon par les membres de l'association le temps se fige.

Imaginons, ce qu'était à l'aube du XXème siècle le labeur de ces femmes et de ces hommes ?
Ils œuvraient déjà en horaires décalés, soit 2x10 heures par jour et celà en harmonie avec leur patron . . .